Résolution du Parlement européen du 19 septembre 2019 sur l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe 

Jusqu’où ?

 

Déjà en juin dernier lors de la Célébration du Débarquement en Normandie j’avais protesté auprès du Président de la République pour n’avoir pas invité le Président de la Fédération de Russie. En effet cette décision discriminatoire participait , à nos yeux, d’une mise à l’écart d’un des vainqueurs le plus engagé et meurtri; d’une occultation aussi du rôle prépondérant de l’allié russe dans la victoire sur le nazisme, la bataille de Stalingrad « tournant dans la guerre » en restant sans doute le moment le plus mémorable. Ainsi s’annonçait et s’énonçait une véritable révision de l’histoire dans cette même logique qui aujourd’hui impute à l’URSS signataire du pacte germano-soviétique la responsabilité du conflit. Silence était fait à cet égard sur les atermoiements franco-anglais qui ne laissèrent d’autre issue à l’URSS que d’assurer sa sécurité et donc d’éviter l’affrontement immédiat avec l’armée hitlérienne.

Soyons alors « vigilants » pour ne pas se laisser développer tout un dispositif en cours de structuration qui consisterait à nous éloigner encore plus de la Russie, et la désigner comme une ennemie potentielle.

Un conditionnement d’autant plus regrettable que semblait s’enclencher un processus de rapprochement, « les accords de Minsk relancés, l’invitation du Président Macron par son homologue russe pour célébrer le 75ème anniversaire de la fin de la guerre », invitation acceptée.

L’influence des pays de l’Europe de l’Est est ici évidente, eux dont la politique actuelle autoritaire et néo-fasciste appelle à célébrer ouvertement les « héros » d’antan. Il est alors fâcheux que l’U.E.  se taise et/ou tolère telles pratiques alors qu’elle fustige la Russie de vouloir « blanchir les crimes passés » et l’enjoint de procéder à un travail mémoriel radical. Vigilants, c’est dénoncer toute falsification de l’histoire telle qu’elle se réécrit aujourd’hui , c’est refuser l’équivalence établie entre nazisme et communisme, c’est scrupuleusement derrière les discours invoquant les Droits de l’Homme discerner tout ce qui menace la paix et la démocratie.

C’est une fois de plus en appeler au renforcement et à l’union des associations pour faire rempart à ce qui, sournoisement ou pas , sous couvert d’ordre et de souveraineté, mettrait à mal nos droits et libertés dont celle de s’associer, débattre, agir et s’exprimer.

Marc Druesne

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