UNE EXPOSITION INSOLITE
PERMET DE DÉCOUVRIR LES ÉTONNANTES PARENTÉS DE L’ART RELIGIEUX EN PAYS DU LÉMAN ET DU BAÎKAL.

 

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https://crsc.fr/une-exposition-illustrant-les-racines-spirituelles-communes-de-la-france-et-de-la-russie-a-t-inaugur-e-en-haute-savoie/

 

Du CHRIST EN GLOIRE provenant de la Chapelle de Château-Neuf Allinges (11es.)

à une icône contemporaine provenant de l’église de l’Épihanie Irkoutsk …

Dix siècles et 8 000 kilomètres séparent ces deux représentations du Christ en gloire. Mais elles respectent les mêmes codes : le Christ, inscrit dans une mandorle, symbolisant la voûte céleste, tient le Livre de la main gauche et bénit de la man droite ; les quate évangélistes sont représentés aux quatre angles par leur symbole, un lion (Saint Marc), un ange (Mathieu), un aigle (Jean), un taureau (Luc).

L’exposition, qui se déroule sur 29 panneaux se succédant sur la rampe d’accès aux châteaux et sur l’esplanade de la chapelle de Château-Neuf, met en évidence les raisons de cette parenté : la source d’inspiration de l’auteur de la fresque médiévale d’Allinges et des peintres sibériens contemporains est la même, l’art byzantin. Un art dont le nom vient de Byzance (aujourd’hui Istamboul), ancienne capitale de l’Empire romain d’Orient. Un art dont les codes rigoureux sont mis au service de l’expression du sacré.

On comprendra aisémnt, s’agissant d’Allinges, qu’au 11e siècle, à un moment où se développent les échanges entre les mondes chrétiens occidental et oriental, un peintre régional ait été se former en Italie vosine, où abondent les chefs d’œuvre de l’art byzantin et en ait ramené ses formes et ses codes.

Mais, s’agissant de la lontaine et immense Sibérie, comment diable – non, par quel mirale – est-ce possible ?
Cela s’est fait en deux temps. Tout commence dans la deuxième moitié du 9e siècle, quand deux moines, Cyrille et Méthode, ont été envoyés par l’empereur de Byzance, évangéliser les Slaves. Le monde slave va adopter le chirstianisme, sous sa forme orientale, qui deviendra le christianisme orthodoxe. C’est beaucoup plus tard, à partir du 16e siècle, que les Cosaques, s’enfonçant en Sibérie, y introduisent avec le christianisme oriental, les codes artistiques byzantines qui lui sont associées et que les peintres sibériens d’icônes respectent, aujourd’hui, scrupuleusement.